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Discours

Intervention de la Délégation monégasque sur le Point 69 intitulé "Renforcement de la coordination de l'aide humanitaire et des secours en cas de catastrophe fournis par les organismes des Nations Unies, y compris l'assistance économique spéciale"

Intervention de: Mme Valérie Bruell-Melchior

15 décembre 2010

Monsieur le Président,

L'engagement humanitaire de la Principauté de Monaco s'inscrit dans une longue tradition de plus de cinquante ans; sa vocation à secourir et venir en aide aux personnes les plus vulnérables ou en situation d'urgence s'est traduite au fil des années par l'adoption de politiques qui ont fait de l'assistance humanitaire une de ses priorités.

Guidée d'une part, par les principes et les règles du droit international, humanitaire et des droits de l'homme et d'autre part, par les principes fondamentaux tels qu'exposés dans la résolution 46/182 de l'Assemblée générale de neutralité, d'humanité, d'impartialité et d'indépendance, l'action humanitaire est fournie dans les situations de catastrophes naturelles ou d'origine humaine avec le consentement des pays affectés.

Il incombe donc aux Etats dont les populations nécessitent une aide humanitaire de s'assurer que celle-ci puisse être accordée sans risque, ni entrave et en temps voulu afin de minimiser l'impact de la catastrophe sur ses victimes et garantir la sécurité des personnels aidant.

A cet égard, ma délégation partage les préoccupations du Secrétaire général face à la multiplication alarmante des menaces et attaques à l'encontre du personnel des Nations Unies et du personnel associé, alors cibles politiques ou criminelles, trop souvent en proie au terrorisme, aux enlèvements, au harcèlement ou encore à des pratiques d'intimidation.

Il est impératif dans cette perspective que les dispositions de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, de la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées, de la Convention des Nations Unies sur la sécurité du personnel et de son Protocole facultatif, entré en vigueur le 19 août dernier, ce dont nous nous félicitons, soient prises en considération aussi bien lors des négociations sur les accords de siège que lors de la détermination du statut des missions.

Si ma délégation accueille favorablement les mesures prises en vue de renforcer le système de gestion de la sécurité issues notamment des recommandations formulées au sein du rapport Brahimi, en adoptant le nouveau système de niveaux de sécurité, défini à partir d'une évaluation structurée des risques en matière de sécurité sur le terrain et l'élaboration de directives concernant les risques acceptables ou encore la mise en place du Groupe exécutif sur la sécurité, elle n'en demeure pas moins sensible au sort du personnel recruté au niveau local.

L'exposition à ces risques de sécurité du personnel des organisations non gouvernementales (ONG) souvent en charge de fournir cette assistance humanitaire sur le terrain met en exergue la nécessité de développer la stratégie « Sauver des vies ensemble » qui vise à renforcer la coopération en matière de sécurité entre les organismes des Nations Unies et la société civile, par le biais notamment d'échanges d'information et la diffusion des meilleures pratiques dans ce domaine.

Ma délégation soutient tous les efforts pour lutter également contre les actes de violence sexuelle et les autres formes de violence sexiste dans les situations d'urgence humanitaire et renforcer la coordination à tous les niveaux pour y parvenir.

Monsieur le Président,

Au vu des besoins humanitaires qui ont continué de croître à l'échelle mondiale, cette année, laissant 48 millions de personnes dans l'attente de secours d'urgence, c'est aussi la nécessité de dégager les ressources financières qui n'a cessé d'augmenter. Face à l'ampleur et l'intensité des catastrophes naturelles qui ont sévi en 2010, la communauté internationale s'est vue confrontée à ces taux record de décaissement.

En début de semaine, la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence a fait état des dépenses historiques du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (CERF) en vue de répondre aux situations d'urgences climatiques, tremblements de terre et sècheresse. La Principauté de Monaco a d'ailleurs pris part à la Conférence d'annonce des contributions au CERF, fonds auquel elle s'honore de contribuer depuis sa création.

En outre, face aux besoins croissants, le Gouvernement Princier a décidé que les fonds consacrés à l'assistance humanitaire seraient multipliés par 2.5 d'ici 2012 et qu'ils constitueraient près de 10% du niveau de son aide publique au développement.

Le plan d'urgence que la Principauté entend développer au cours des prochaines années s'articule autour des trois axes principaux suivants:

- l'allocation d'un soutien financier au travers des fonds d'interventions généraux mais aussi au travers des institutions onusiennes compétentes, PAM, OMS UNICEF etc.;

- la mise à disposition éventuelle sur le terrain de personnel compétent et de matériel répondant aux besoins des populations touchées;

- la mise en oeuvre de programmes de reconstruction, de réhabilitation ou de prévention dans la période suivant la crise.

Cette nouvelle vision a pour objectif d'inscrire l'assistance humanitaire dans une perspective de long terme et de répondre également aux objectifs de développement, lorsque le seuil de vulnérabilité de certaines populations est franchi.

Dans l'élaboration d'une politique davantage volontariste, le Gouvernement Princier souhaite également mettre à disposition du personnel civil prêt à intervenir dans les pays affectés.

Qu'il me soit permis avant de conclure, Monsieur le Président, d'exprimer la reconnaissance du Gouvernement Princier au personnel humanitaire qui, exécute dans des conditions difficiles et périlleuses, la noble tâche qui leur est attribuée et d'assurer le Bureau des affaires humanitaires du plein soutien de nos Autorités.

Je vous remercie de votre attention.