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Discours

Allocution de S. E. Monsieur Jean-Paul Proust lors du Débat général de la 60ème Session de l'Assemblée générale des Nations Unies


17 septembre 2005 à New York

Monsieur le Président,

En 1945, au lendemain d'une guerre qui avait déchiré tous les peuples du monde et au cours de laquelle avaient été bafoués les plus élémentaires droits de l'homme, naissait, ici aux Etats-Unis à la Conférence de San Francisco et à l'initiative de quelques grands pays, l'Organisation des Nations Unies. Il fallait retrouver la sécurité collective, rétablir les droits de l'homme et faire évoluer notre monde vers plus de justice et de liberté.

En 60 ans, le chemin parcouru est considérable. Aujourd'hui, notre Organisation regroupe 191 Etats membres. Nous souhaitons, comme beaucoup de Chefs d'Etat et de Gouvernement l'ont exprimé au cours de ce Sommet, qu'une nouvelle étape soit franchie pour la sécurité collective, le respect des droits de l'homme et la lutte contre la pauvreté et la maladie que subissent encore de nombreux peuples.

Cela passe par une meilleure représentation de la communauté internationale notamment au Conseil de sécurité ; c'est aussi une nouvelle avancée par la création du Conseil des droits de l'homme, l'accomplissement des grands objectifs arrêtés au Sommet du Millénaire pour lutter contre la pauvreté ; et c'est enfin, une organisation administrative plus efficiente.

Je tiens une fois encore au nom de S.A.S. le Prince Albert II à rendre hommage aux Présidents de la 59ème et de la 60ème sessions de l'Assemblée générale. Au cours des prochains débats, se développera, je l'espère, cette dynamique du changement.

Je rends également hommage au Secrétaire général, M. Kofi Annan qui poursuit avec ténacité et clairvoyance, ces grands objectifs.

Je puis vous confirmer que la Principauté de Monaco donne son plein accord au Document Final et apportera son appui pour qu'ensemble, nous accomplissions de nouveaux progrès dans les prochains mois.

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs années, le Gouvernement Princier a réorienté sa politique de coopération internationale afin de contribuer plus efficacement aux Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Ainsi, les grands domaines d'action de la coopération monégasque sont-ils ceux définis dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement : préservation de l'environnement au sens large, lutte contre la pauvreté, soutien à des activités à caractère éducatif et dans le domaine de la santé.

L'Aide Publique monégasque au développement est en constante augmentation puisqu'elle a été multipliée par cinq ces dix dernières années, et cet effort se poursuivra avec des progressions régulières au cours des années à venir afin d'atteindre rapidement le taux de 0.7%. Nous souscrivons également à la Déclaration sur les sources innovantes de financement du développement.

La Principauté finance, par ses contributions volontaires aux Nations Unies et à plusieurs organisations et institutions -l'UNESCO, l'OMS, l'ONUSIDA, l'UNICEF, le PNUD, le HCR pour en citer quelques uns - des activités qui visent à venir en aide aux pays en développement et aux populations les plus défavorisées.

Plus d'un tiers des crédits de coopération sont engagés dans le cadre de l'Aide multilatérale, et, bien entendu, l'accroissement de ces crédits, ces dernières années, s'est aussi effectué au profit de la coopération bilatérale.

L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l'année 2005 « Année internationale du microcrédit » pour donner un élan à ces programmes à travers le monde. Depuis plusieurs années déjà, dans le domaine du financement du développement, un effort soutenu a été porté par la Principauté envers la micro-finance, notamment à travers sa coopération avec le PNUD.

La mobilisation de fonds monégasques permet, dans ce cadre, d'appuyer les initiatives de petits entrepreneurs du continent africain vivant dans l'extrême pauvreté et d'améliorer le niveau de vie des personnes les plus vulnérables dont les femmes.

La coopération monégasque est conduite de manière privilégiée en faveur des pays de la région Méditerranéenne et des pays les moins avancés de l'Afrique en particulier de l'Afrique sub-saharienne, car nous croyons aussi qu'il convient de créer des espaces de solidarité régionale à travers le monde.

La Méditerranée est une écorégion dans laquelle la Principauté est historiquement très impliquée. La mise en oeuvre d'actions de coopération pour la protection de l'environnement méditerranéen, qu'il soit marin ou côtier, constitue de ce fait une priorité.

L'assistance de Monaco est également dirigée vers certains pays francophones. Les activités engagées dans ces pays concernent essentiellement la lutte contre la pauvreté, la santé et l'éducation. En complément de l'action du gouvernement, les ONG monégasques sont très impliquées dans ces pays et je tiens à dire que la Principauté est prête, avec ses compétences et ses moyens financiers, à prendre part à des initiatives dans les domaines de la santé et de la formation des hommes.

A cette même tribune, S.A.S. le Prince Albert II a déjà déploré, avec grande tristesse, lors de Sa récente allocution les ravages causés par l'Ouragan Katrina dans le pays hôte.

Il y a bientôt un an, l'Asie du Sud-Est a connu une catastrophe naturelle sans précédent. La solidarité et l'efficacité avec laquelle y ont répondu non seulement les « professionnels de l'humanitaire » mais aussi ce que l'on a coutume d'appeler la « société civile », montrent que les ressources et les capacités existent pour une responsabilité partagée de l'avenir des Peuples auxquels est consacrée la Charte des Nations Unies. La Principauté de Monaco s'est très fortement mobilisée à cette occasion et de nombreuses initiatives publiques et privées ont été entreprises.

La Principauté de Monaco a toujours été un ardent défenseur du droit humanitaire. Elle soutient par principe et par conviction toute action qui permet d'améliorer les situations précaires causées par des catastrophes naturelles ou par l'homme.

Mesdames et Messieurs,

La Principauté de Monaco est un petit État qui bénéficie d'une prospérité certaine. Il ne pourra pas à lui seul transformer le monde ... Mais il entend bien être exemplaire dans le domaine de la coopération.

Monsieur le Président,

La création du Conseil des droits de l'homme et l'établissement d'une Commission de consolidation de la paix marqueront un tournant dans l'histoire de l'Organisation et répondent à une nécessité qui s'est imposée avec l'évolution logique des relations multilatérales.

L'Assemblée générale devra, en outre et en conformité avec le Document qui vient d'être adopté : - renforcer le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l'homme ; - établir le bureau d'assistance juridique au sein du Secrétariat ; - engager un travail constructif afin que le concept naissant de responsabilité de protéger devienne le plus rapidement possible du droit positif.

A cet égard, je rappelle le devoir de mettre fin à l'impunité des crimes commis contre les enfants.

La défense des droits et des intérêts de l'enfant a toujours été l'une de nos préoccupations majeures. En effet, toute violence perpétrée à l'encontre d'un enfant est une offense aux grands principes défendus par les Nations Unies.

Pour « bâtir un monde digne des enfants », conformément aux engagements pris lors de la session extraordinaire tenue au mois de mai 2002 par l'Assemblée Générale des Nations Unies et consacrée aux enfants, le Gouvernement Princier a, à cSur, de faire avancer l'idée de rendre imprescriptibles les violations les plus graves des droits des enfants et d'étendre les pouvoirs des juridictions nationales en leur conférant dans cette matière, une compétence universelle.

Le Prince Albert II, lors de Son allocution à la 59ème session de l'Assemblée Générale, a notamment invité la communauté internationale à envisager l'étude de moyens qui permettent de réagir contre l'impunité continuant de prévaloir à l'égard des crimes les plus odieux commis contre les enfants.

A ce titre, la Principauté a souhaité préciser ces notions dans la Résolution concernant les droits de l'Enfant, adoptée l'an dernier par l'Assemblée générale, et a confirmé cette position lors de la Commission des Droits de l'Homme en avril dernier, à Genève. La Principauté entend poursuivre son action avec l'appui de la communauté internationale sur ces thèmes majeurs.

Le Gouvernement monégasque suit, par ailleurs, avec grand intérêt l'étude mondiale sur la violence contre les enfants conduite par le Professeur PINHEIRO à laquelle le Gouvernement Princier a apporté son soutien financier et dont les conclusions devront être présentées en octobre 2006.

De la même façon, la Principauté s'est engagée auprès du Conseil de l'Europe à suivre de façon active son programme d'action triennal (2005-2007) « Enfance et violence » dont les conclusions, nous l'espérons, permettront, comme celles de « l'étude mondiale sur la violence contre les enfants », de fournir des recommandations précises pour les États. La Principauté de Monaco sera toujours présente pour prendre ou soutenir toute mesure internationale capable d'améliorer la protection de l'enfance.

Monsieur le Président,

Le respect de l'environnement est également au centre des préoccupations qui guident nos actions. C'est dans votre pays, en Suède, il y a à peine plus de trente ans, que voyait le jour le droit de l'environnement. La Conférence de Stockholm a été fondatrice d'une discipline qui répondait à un besoin : organiser la protection des ressources naturelles et celle de notre environnement. Nous avons décidé, par ailleurs, d'adhérer au Protocole de Kyoto et nous souhaitons, dans la tradition de l'Institut océanographique créé il y a 100 ans, par le Prince Albert Ier de Monaco, apporter notre contribution aux études et réflexions engagées sur l'avenir de la planète.

Toutefois, l'expansion très rapide de ce domaine, l'adoption de nombreuses conventions, protocoles et accords font que le Programme des Nations Unies pour l'environnement ne constitue plus le cadre idéal pour coordonner les actions et s'assurer de leur efficacité. A cette fin, nous soutenons la création d'une Organisation des Nations Unies pour l'Environnement.

Monsieur le Président,

La mondialisation ne doit pas nous faire oublier que nous venons de régions et de cultures différentes qui doivent s'enrichir les unes au contact des autres et non être sources de discordes et de conflits. Nous croyons en l'interaction de l'Organisation des Nations Unies et des organisations régionales, l'une fixant les règles globales, les autres facilitant leur mise en Suvre locale.

Les réformes qui viennent d'être adoptées lors de la Réunion plénière de haut niveau renforcent la position unique de l'Assemblée générale, garante de la cohérence du Système et je puis vous assurer que Monaco continuera d'apporter sa contribution, certes modeste mais avec une grande détermination, à l'édification d'un monde meilleur et dans le respect de nos différences.

Je vous remercie Monsieur le Président.