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Discours

Déclaration de SAS le Prince Héréditaire Albert de Monaco, Le sport au service de la paix et du développement

3 novembre 2003

Monsieur le Président,

L'Assemblée générale procède aujourd'hui à l'examen conjoint de deux points de son ordre du jour qui me tiennent particulièrement à coeur : " pour l'édification d'un monde pacifique et meilleur grâce au sport et à l'idéal olympique " et " le sport en tant que moyen de promouvoir l'éducation, la santé, le développement et la paix ". La délégation monégasque coparraine ces deux projets de résolution.

Le 25 octobre 1993, à l'initiative de l'Egypte alors Président en exercice de l'Organisation de l'Unité africaine, l'Assemblée générale adoptait la résolution 48/11 pour faire revivre l'antique tradition grecque de la Trêve olympique.

Je tiens à le rappeler car le continent africain continue d'offrir au monde parmi ses plus grands athlètes mais aussi car l'Afrique peut démontrer que le sport a un rôle fondamental à remplir au service du développement et de la paix.

J'ai eu le privilège de participer en tant qu'athlète à cinq jeux olympiques d'hiver. Les sportifs les plus accomplis reconnaissent que cette compétition est très différente : Au devoir d'être exemplaire dans la quête de sa meilleure performance, s'ajoute l'honneur de représenter son pays, dans le plus grand rassemblement de sports et de cultures au monde.

A l'heure de la société de l'information, les Jeux olympiques constituent une vitrine exposée en direct au monde entier. Le souvenir des athlètes coréens défilant sous le seul drapeau de la péninsule coréenne lors des Jeux de Sydney en l'an 2000 est porteur d'espoir pour tout un peuple et pour les défenseurs de la paix.

Monsieur le Président,

L'initiative de la Tunisie " le sport au service de la paix et du développement : Année internationale du sport et de l'éducation physique " est particulièrement opportune. En effet, l'Equipe de travail interinstitutions chargée par le Secrétaire général en 2002 " d'examiner les activités faisant appel au sport dans le système des Nations Unies ... et de promouvoir un recours plus systématique et cohérent au sport dans les activités de développement et de paix ", a publié le compte rendu de ses travaux en août dernier.

Je tiens à saluer le travail de cette Equipe qui présente le sport en tant que droit humain et met en exergue le sport en tant que vecteur du développement et de la paix, élément indispensable à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Ce rapport confirme, si besoin était, que la pratique du sport est essentielle au développement de l'individu. Elle devrait faire partie d'une hygiène, d'une philosophie de vie. Mais la pratique du sport est bien plus que cela. Le sport efface les barrières sociales en nous plaçant égaux devant l'effort physique. Il met en contact les différentes langues et cultures, il fait se rapprocher les êtres humains pour devenir un moyen de communication et de partage des valeurs essentielles que sont la tolérance et la persévérance.

L'éducation physique doit trouver sa juste place dans les systèmes éducatifs afin d'inculquer dès le plus jeune âge tant aux garçons qu'aux filles, la relation avec autrui, le respect des règles et la valorisation de l'effort. Par leur volonté, leur persévérance et leurs performances, c'est ce que nous démontrent aussi les athlètes handicapés.

En parallèle, il convient de veiller à ce que la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant s'applique aux jeunes sportifs dont la fragilité physique et psychologique doit être dûment prise en considération.

La recherche du dépassement de soi dans la fraternité et le respect de l'autre est une véritable école de vie. La Fondation internationale pour la Trêve Olympique et le Centre International pour la Trêve Olympique, récemment constitués peuvent et doivent apporter leur contribution à la dissémination de ces valeurs.

Ce formidable potentiel doit être exploité. Alors que les conflits perdurent, que le monde est désorienté par le terrorisme, l'activité sportive peut servir au rapprochement entre les peuples et au dialogue entre les cultures différentes et faire renaître l'espoir.

Monsieur le Président,

Le sport est aussi le miroir de nos sociétés. Le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, vient de dénoncer la montée de la violence physique et verbale du racisme dans le sport.

Il faut s'unir pour combattre ces attitudes inadmissibles et contraires à l'esprit du sport. A cet égard, l'initiative de l'Union des associations européennes de football (UEFA) de distribution d'un guide antiraciste pour aider la communauté du football à s'attaquer à ce fléau doit être saluée.

Un autre fléau qui mine la pratique du sport est le dopage. Comme l'usage des stupéfiants, le dopage est une gangrène qu'il faut combattre vigoureusement et de façon exemplaire quelles que soient les activités sportives concernées. La Principauté de Monaco a signé le 10 septembre 2003 la Convention contre le dopage du Conseil de l'Europe et son protocole additionnel ainsi que la Convention européenne sur la violence et les débordements des spectateurs lors de manifestations sportives.

Elle avait également signé la Déclaration de Copenhague contre le dopage dans le sport par laquelle les principales fédérations sportives et près de 80 gouvernements ont approuvé le Code mondial antidopage le 5 mars de cette année. Nous souhaitons vivement que l'UNESCO soit en mesure d'adopter le projet de convention internationale contre le dopage dans toutes les activités sportives avant les XXèmes Jeux Olympiques d'hiver qui se dérouleront à Turin en 2006.

Monsieur le Président,

En appelant il y a dix ans à faire revivre la Trêve Olympique grâce à l'initiative du Comité international olympique, nous, Etats membres des Nations Unies, nous sommes engagés à promouvoir la paix et le dialogue. Cette tradition a été respectée durant plus de mille deux cents ans au cours de l'Antiquité.

J'en appelle donc à tous les combattants quelles que soient leurs motivations profondes à déposer les armes et à rechercher avec leurs ennemis des moyens pacifiques de mettre fin à leurs différends afin que les Jeux de la XXVIIIème Olympiade qui se dérouleront à Athènes en Grèce, berceau de l'Olympisme, en août prochain renouent avec cette tradition.

Le coparrainage pratiquement unanime de l'Appel à la Trêve Olympique par les Etats représentés à l'Assemblée générale nous engage, au-delà du symbole, à nous unir pour ne pas décevoir les peuples des Nations Unies.

Je vous remercie.