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Discours

Allocution de S.A.S. le Prince Héréditaire Albert lors du débat général de la 57ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

17 septembre 2002

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs les Chefs d'État et de Gouvernement,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,


Je tiens en premier lieu à remercier le Président de la Cinquante-sixième session de Notre Assemblée générale, Son Excellence Monsieur Han Seung-soo, pour la manière magistrale avec laquelle il a accompli son mandat, remerciements auxquels J'associe pleinement le Bureau.

Des avancées notables ont été réalisées au cours de la session qui vient de s'achever dont l'une marquante nous concerne directement puisqu'elle a des effets sur le déroulement et la revitalisation de Nos travaux.

Je voudrais, en second lieu, saisir cette occasion pour saluer la décision du Secrétaire général de nommer à compter de ce 12 septembre Monsieur Sergio Veira de Mello pour succéder à Son Excellence Madame Mary Robinson en qualité de Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.

Le Gouvernement Princier qui a toujours apprécié l'engagement sans réserve de Madame Robinson sait qu'il peut compter, de la part de Monsieur de Mello, qui a maintes fois fait la preuve de ses compétences et de son dévouement envers l'Organisation, sur un engagement aussi fort au service de la promotion et de la défense des droits de l'homme.

Monsieur le Président,

Il M'est particulièrement agréable au seuil de cette 57ème session de Notre Assemblée générale de vous féliciter de votre brillante élection tant en Mon nom personnel qu'au nom des plus hautes Autorités de Mon pays ainsi que de féliciter l'ensemble des membres du Bureau. Je puis vous assurer du soutien et du total concours de la délégation monégasque pour mener à bien votre haute mission.

Monsieur le Président,

Il y a un an, un attentat, autant ignoble que lâche, frappait les États-Unis d'Amérique. Ce jour là, leurs auteurs et instigateurs se sont mis non seulement hors la loi mais hors l'humanité, hors de ses valeurs et des principes fondamentaux universels qui inspirent les Nations et guident les progrès non seulement moraux mais aussi politiques, économiques et sociaux de nos États.

Cet acte de barbarie a entraîné une réaction sans précédent de la communauté internationale. Celle-ci s'est dotée à l'unanimité des membres de Notre Assemblée générale et de Notre Conseil de sécurité, de moyens sophistiqués afin de combattre le terrorisme sous toutes ses formes en s'employant notamment à tarir ses ressources financières.

La Principauté de Monaco a pris part, avec détermination, à ce combat, répondant ainsi aux requêtes du Conseil de sécurité et de son Comité contre le terrorisme. Tout en se dotant de larges possibilités d'échanges d'informations avec d'autres États au plan bilatéral comme multilatéral. Elle s'est employée, entre autres, à établir ou à renforcer les mesures de surveillance et de contrôle nécessaires à la fois dans leur dimension législative, réglementaire et judiciaire.

Alors que J'avais personnellement signé le 10 novembre dernier la Convention des Nations Unies relative au financement du terrorisme entrée en vigueur à Monaco ce 8 avril, Notre Ambassadeur auprès des Nations Unies a, dans un même esprit, sur instructions de Mon Père, le Prince Souverain, signé le 24 juin dernier, le Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, protocole destiné à combattre la fabrication et le trafic illicite d'armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions.

La Principauté de Monaco est, en fait, aujourd'hui partie ou sur le point de l'être, des principaux instruments, universels et régionaux, destinés à renforcer la coopération entre nations pour lutter contre le terrorisme. Sa collaboration avec les autres États en est ainsi largement facilitée.

A ce titre, il Me semble important de citer la loi rendue exécutoire ce 8 août, qui, en juin dernier, avait été adoptée à l'unanimité par le Conseil national, le Parlement monégasque. Cette loi modifie, en la renforçant et en la complétant, celle précédente relative à la participation des organismes financiers à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Ce texte tient compte des engagements auxquels Monaco a souscrit en tant qu'État membre de l'ONU ainsi que des mesures préconisées par des instances compétentes tel que le GAFI.

Ce même 8 août, a été rendue exécutoire à Monaco la Convention du Conseil de l'Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime, convention, à laquelle les Autorités de Mon pays se félicitent grandement d'avoir pu adhérer alors que la Principauté de Monaco, tout en aspirant ardemment à le devenir, n'est pas encore membre de cette noble institution européenne.

Je tiens ici à souligner la rapidité et la pertinence des réactions de Mon Pays, et ce d'autant plus que ce dernier est parfois l'objet, dans ce domaine, de critiques injustifiées et de mauvais aloi.

Monsieur le Président,

Si des menaces terroristes persistent et si, malheureusement, des populations civiles continuent à subir le joug de la terreur, l'origine et les formes de ce fléau semblent maintenant mieux connues et mieux maîtrisées. Les modalités tant nationales qu'internationales mises en oeuvre avec le concours du Conseil de sécurité et de son Comité contre le terrorisme semblent connaître des résultats encourageants.

Le renforcement et l'élargissement des mandats du service de prévention du terrorisme tel que le Secrétaire général le propose dans son rapport établi à la demande de Notre Assemblée, Nous paraît d'ailleurs réunir toutes les conditions propres à améliorer la lutte contre le terrorisme non seulement en permettant de renforcer la coopération entre les États membres des Nations Unies mais également en offrant une assistance technique accrue aux pays qui en feraient la demande.

Grâce à une prompte et efficace réaction internationale, l'Afghanistan trop longtemps occupé par un foyer du terrorisme, a recouvré sa liberté. Son nouveau Gouvernement provisoire issu de l'assemblée traditionnelle, la Loya Jorga, réunie au mois de juin dernier, s'emploie, avec notamment l'aide de Notre Organisation, à reconstruire ce pays et à y instaurer un régime politique de nature démocratique. Nos voeux de pleine réussite l'accompagnent.

Monsieur le Président,

Un autre sujet de satisfaction dont peut se féliciter la communauté internationale est l'accord de désarmement, dans le domaine nucléaire, passé au mois de mai dernier, entre deux grandes puissances, les États-Unis d'Amérique et la Fédération de Russie.

D'autres événements dans le monde sont marqués par l'espérance. La République de Sierra Leone poursuit, dans un esprit pacifique et démocratique, son redressement, la République d'Angola également. Des signes encourageants d'espoir s'y manifestent.

En Afrique encore, nous formons des voeux ardents pour le succès des initiatives de paix au Burundi comme en République démocratique du Congo. L'apaisement au Soudan retient également tout Notre intérêt. L'Organisation de l'Unité africaine, devenue depuis juillet dernier l'Union africaine, a joué et joue un rôle inestimable pour conforter l'entente entre les peuples africains. Nous suivons avec la plus grande attention son heureuse entreprise qui, cette année, a pris une nouvelle dimension. Nous saisissons cette occasion pour adresser à Son Excellence Monsieur Amara Essy, Président intérimaire de la Commission de l'Union africaine, Nos sincères félicitations et Nos encouragements.

En Amérique latine, Nous constatons, avec espoir, que dans certains pays, les conditions économiques et financières, un temps dégradées, sont en voie de redressement grâce notamment aux concours des institutions financières internationales.

En Asie, enfin, la pondération apportée à leur différend frontalier par les dirigeants indiens et pakistanais a permis de réduire la tension au Cachemire. Nous Nous en félicitons sincèrement. La démarche est exemplaire, comme l'est celle des Autorités du Sri Lanka qui ont repris langue avec les séparatistes tamouls dans l'espoir de mettre un terme à déjà beaucoup trop de souffrance.

Autre source de satisfaction, le Timor oriental, qui, avec le concours efficace et précieux de Notre Organisation, a su gérer au mieux son accession à l'indépendance et se doter de structures politiques et financières indispensables à son développement.

Nous Nous réjouissons en conséquence d'accueillir très bientôt au sein des Nations Unies, la République démocratique du Timor de l'Est de même que Nous sommes particulièrement sensibles à l'admission, en qualité d'État membre de la Confédération suisse. Ce pays fut de tout temps, et surtout depuis la création à Genève de la Société des Nations, un acteur convaincu de l'action internationale en faveur de la promotion de la paix, des droits de l'homme et de la protection humanitaire.

Nos félicitations et des voeux de bienvenue et de prospérité s'adressent à ces deux États, à leurs dirigeants et à leur peuple.

L'Organisation des Nations Unies a plus que jamais besoin d'eux, de toutes les bonnes volontés et de tous les talents pour mener à bien les grandes ambitions dont elle s'est dotée à sa création, ambitions renouvelées avec fermeté et solennité lors du Sommet du Millénaire de même qu'à l'occasion des grandes Rencontres mondiales qui lui ont succédé.

La Principauté de Monaco s'est largement engagée dans la mise en oeuvre des plans d'actions adoptés lors de ces Rencontres exceptionnelles.

Notre Session extraordinaire consacrée aux enfants et la Deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement ont sensiblement modifié la perception que la communauté internationale avait des enfants comme des personnes âgées. Les uns et les autres doivent devenir des acteurs mieux intégrés et plus actifs de nos sociétés.

Tout en décidant d'augmenter ses contributions volontaires aux grands programmes des Nations Unies en faveur du développement comme en faveur de la défense de l'environnement, le Gouvernement monégasque a, dans le même temps, choisi de concentrer ses efforts dans des domaines ou des régions spécifiques. La région méditerranéenne en est un exemple pour ce qui concerne notamment la lutte contre la pollution marine associée à la sauvegarde de sa faune et de sa flore.

Le Gouvernement Princier, soit à l'initiative de son Service de la Coopération internationale pour le développement et l'environnement soit grâce aux organisations non gouvernementales, nombreuses et actives à Monaco, encourage la réalisation de projets concrets, projets essentiellement écologiques, s'appuyant souvent sur des microfinancements.

Évoquant la mer Méditerranée, comment ne pas rappeler que le 10 décembre prochain Nous serons amenés à célébrer le Vingtième anniversaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. C'est en effet le 10 décembre 1982 que ce texte a été ouvert à la signature des États à Montego Bay en Jamaïque. C'était le résultat de près de quinze années de négociations que Nous Nous devons à cette prochaine occasion, de saluer solennellement.

Monsieur le Président,

Il est des temps particulièrement difficiles, comme celui que Nous connaissons, où l'acquis ne suffit plus, des temps où il faut faire preuve de détermination afin de susciter des conceptions novatrices en vue de répondre aux profondes évolutions que peut connaître le monde.

Le Secrétaire général dont nous apprécions la vitalité, la mesure et la grande sagesse l'exprime clairement dans son rapport sur l'application et le suivi intégrés et coordonnés des résultats des grandes conférences et réunions au Sommet organisés sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, y compris le Sommet du Millénaire. Il s'inscrit parfaitement dans notre temps.

La session de fond du Conseil économique et social qui s'est déroulée en juillet dernier a d'ailleurs confirmé la nécessité d'une telle démarche.

La Déclaration ministérielle adoptée à cette occasion met utilement l'accent sur l'importance de la mise en valeur des ressources humaines, de la santé et de l'éducation notamment des jeunes filles et de leur contribution au développement.

C'est l'occasion pour Moi de féliciter la Présidence et le Bureau de cette haute instance. Son Excellence Monsieur Ivan Simonovic, son Président, Représentant permanent de la Croatie, et les autres membres du Bureau ont tous oeuvré, avec compétence et une grande habileté, afin d'assurer la réussite de ses travaux.

Au cours du débat de haut niveau, se sont dégagées des orientations que le Gouvernement Princier considère comme essentielles. Il en est par exemple ainsi, du choix d'une gouvernance apte à permettre l'établissement de véritables partenariats qui fassent largement appel aux ressources humaines des pays en développement eux-mêmes ainsi qu'aux entreprises et à la société civile.

La Réunion plénière de haut niveau de l'Assemblée générale qui s'est déroulée hier, avec la solennité et les excellents résultats que l'on sait, Nous a permis de mieux appréhender le caractère et les impératifs d'un nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique, le NEPAD, lequel offre incontestablement de réelles perspectives mobilisatrices au profit du continent africain et de sa pleine intégration à l'économie mondiale.

La création par le Conseil économique et social d'un groupe consultatif spécial pour les pays africains qui sortent d'un conflit retient aussi Notre attention. Sans stabilité politique, il ne peut, en effet, y avoir de développement durable assuré.

Le concept d'une "culture de la protection" avancé par le Secrétaire général à propos de l'assistance économique spéciale, de l'aide humanitaire et des secours en cas de catastrophe offre l'avantage d'associer, dans un même élan, action préventive et assistance prioritaire en faveur des communautés affectées. Nous en apprécions le principe comme la portée.

A la suite des conflits ou de crises, l'association entre l'action humanitaire et un processus de développement à long terme, est assurément indispensable à la réussite de toute reconstruction nationale. Les séances publiques du Conseil de sécurité consacrées à ces questions ont été l'occasion de souligner, avec le retentissement nécessaire, l'importance d'un tel impératif.

Monsieur le Président,

Le Sommet mondial pour le développement durable qui vient de se terminer à Johannesburg et auquel J'ai participé a été l'occasion de rappeler des préoccupations essentielles pour l'avenir. Il a notamment confirmé le Consensus de Monterrey en soulignant que, de nos jours, ne pouvait plus se concevoir un développement stable et équilibré sans de sérieuses réflexions interdisciplinaires et des conceptions novatrices fondées sur une volonté réelle de protéger notre environnement, de respecter les ressources naturelles de notre planète - ressources halieutiques et en énergies non renouvelables comprises - en assurant notamment leur juste et raisonnable partage. Le Sommet a confirmé et renforcé la portée des principes proclamés en 1992, à l'occasion de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement de Rio de Janeiro.

Je ne reviendrai pas ici sur les positions et les initiatives prises par Mon pays concernant ces questions. Je les ai largement évoquées à Johannesburg. Je tiens toutefois à réaffirmer que le Gouvernement Princier est bien décidé à respecter les engagements pris à cette occasion.

La lutte contre le SIDA de même que celle contre les nombreuses maladies endémiques qui, dans certaines régions du monde, sont autant d'obstacles au développement et au progrès, doit continuer à bénéficier d'efforts persévérants de la communauté internationale.

Répondant à ce propos à l'appel lancé par Notre Secrétaire général, le Gouvernement Princier a décidé de verser dès cette année ainsi que les deux années à venir une contribution substantielle exceptionnelle au Fonds mondial de lutte contre le SIDA.

Si l'on désire que la mondialisation notamment économique entraîne des bienfaits durables, elle devra davantage s'appuyer, Nous en sommes maintenant convaincus, sur une forme de développement qui ne saurait ignorer ni les besoins fondamentaux de l'être humain ni, non plus, les valeurs de justice, de morale et d'équité auxquelles Nous sommes tous particulièrement attachés.

Monsieur le Président,

Me référant au principe fondamental de justice et aux valeurs morales qui inspirent si profondément Notre Organisation, il M'appartient de rappeler combien Nous Nous félicitons de la récente entrée en vigueur du statut de Rome de la Cour pénale internationale.

La première Assemblée des États parties à ce statut vient de se tenir sous la brillante présidence de Son Altesse Royale le Prince Zeid Al-Hussein, Représentant permanent du Royaume Hachémite de Jordanie. Des étapes décisives et concrètes ont été franchies à cette occasion. Nous le notons avec satisfaction.

Monsieur le Président,

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je voudrais terminer Mon propos en lançant un appel aux peuples d'Israël et de Palestine pour que mettant fin à la violence, ils surmontent rancoeur et ressentiment. Des origines partagées et un avenir qui ne peut se concevoir que côte à côte constituent les ferments d'un nécessaire dialogue menant à la paix.

Monsieur le Président, Je vous remercie.