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Monaco at UN

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Discours

Allocution de S.A.S. le Prince Héréditaire Albert lors du débat général de la 54ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

23 septembre 1999 à New York

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs les Chefs d'État et de Gouvernement,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,

Je tiens en premier lieu à vous féliciter très vivement de votre brillante élection et à vous assurer que vous trouverez auprès de la délégation monégasque et de Moi-même la plus entière coopération pour vous aider à mener à bien votre haute et conséquente mission. Votre rôle dans le combat exemplaire pour l'indépendance de votre pays et la dignité du peuple namibien représente un symbole auquel nous sommes particulièrement sensibles.

Je voudrais également remercier les membres de l'Assemblée générale qui ont bien voulu confier à Mon pays l'une des vice-présidences de cette 54ème session alors même que Monaco célèbre, cette année, avec joie, le Cinquantième Anniversaire de l'Avènement de Son Altesse Sérénissime le Prince Rainier III, Mon Père.

Je puis vous assurer que la délégation monégasque s'efforcera d'être digne de cette marque de confiance et d'agir étroitement avec les autres membres du Bureau que Je félicite cordialement de leur élection et de l'Assemblée générale pour que cette session, la dernière du siècle, connaisse le plus grand succès et aboutisse à des résultats effectifs, concrets et tangibles.

Je saisis cette occasion pour remercier très sincèrement, Son Excellence Monsieur Didier Opertti, Président de la 53ème session de l'Assemblée générale, pour son dévouement, sa disponibilité de même que pour la compétence et la diplomatie avec lesquelles il a, si heureusement, conduit Nos travaux.

Je voudrais également féliciter et souhaiter très chaleureusement la bienvenue aux trois nouveaux États membres de l'Organisation : la République de Kiribati, la République de Nauru et le Royaume des Tonga. Le Gouvernement et le peuple monégasque sont particulièrement heureux de saluer ces trois pays du Pacifique avec lesquels ils partagent nombre de préoccupations en matière de protection des océans et des mers en les assurant de leur volonté d'établir et de développer la plus fructueuse et confiante collaboration avec eux.

Je voudrais enfin, très sincèrement, partager la satisfaction que beaucoup ont déjà exprimée depuis cette tribune à propos de la reprise du processus de paix au Moyen-Orient et des immenses espoirs qu'il suscite.

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Depuis le débat général de Notre précédente session, de nombreux et douloureux événements se sont déroulés dont certains auront de lourdes conséquences pendant plusieurs années encore.

Le conflit du Kosovo avec les milliers de réfugiés et les grandes souffrances qu'il a engendrés est parmi les plus marquants.

L'ensemble du système des Nations Unies s'est mobilisé, comme jamais sans doute il ne l'avait fait auparavant, pour rassembler les ressources nécessaires en vue de venir en aide aux populations à la dérive. Menée au nom de la défense du principe d'humanité et de ceux des droits de l'homme, l'intervention armée et le rôle déterminant du Tribunal pénal international de la Haye pour l'ex-Yougoslavie apparaissent comme précurseurs d'un renforcement de la volonté de la Communauté internationale de faire respecter les valeurs fondamentales de justice et de dignité humaine qui ont inspiré la Charte de San Francisco. Nous Nous en réjouissons profondément.

Nos encouragements les plus sincères s'adressent à la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo qui s'applique à mettre en oeuvre, en dépit des graves difficultés rencontrées, les dispositions de la résolution 1244 du Conseil de sécurité. Nous souhaitons aux femmes et aux hommes chargés du noble mandat d'assurer la sécurité, d'éteindre les haines et de rétablir des relations de bon voisinage entre les communautés, beaucoup de courage, de persévérance et surtout de réussite.

Ils n'y parviendront certainement que par un dialogue patient et l'application très stricte des normes d'équité et de justice édictées par la morale internationale.

Il convient de rappeler, à ce propos, la Déclaration de son Président ainsi que le débat très instructif que le Conseil de sécurité a consacré, le 12 février, à la protection des civils touchés par les conflits armés au cours duquel furent longuement évoqués les conflits internes plus nombreux, de nos jours, que ceux entre États. Il a été rappelé, à ces occasions, que ces conflits relèvent des Conventions de Genève de 1949, dont Nous venons de commémorer le Cinquantième anniversaire et notamment des dispositions de la quatrième Convention dont l'article 3, commun aux quatre Instruments, impose des règles de conduite que doivent appliquer les Hautes parties contractantes, quelles que soient les circonstances et la nature du conflit.

Les 16 et 17 septembre derniers, un nouveau débat s'est déroulé au Conseil de sécurité sur ce même thème et a heureusement abouti à l'adoption de la résolution 1265, à juste titre, très exigeante.

Elle souligne notamment qu'il incombe aux États de mettre fin à l'impunité et de poursuivre les personnes qui sont responsables de génocide, de crimes contre l'humanité et de violations graves du droit international humanitaire.

La Principauté de Monaco fait siennes sans réserve ces recommandations qu'elle considère de la plus haute importance.

Sans un code de conduite et le respect de certaines normes humanitaires fondamentales, les conflits armés, on le constate malheureusement régulièrement, retombent inexorablement dans la barbarie contre laquelle s'élevait déjà, en 1625, Hugo Grotius dans "De Jure belli ac Pacis" (sur le droit de la guerre et de la paix).

Les échos des drames qui, en ce douloureux printemps, Nous parvenaient de la région du Kosovo dont la terre conserve encore tant de traces sanglantes, et aujourd'hui du Timor oriental dont le martyre des populations est insupportable, Nous confortent dans la triste conviction que sans menace crédible aucune norme de morale universelle, si admise et reconnue soit elle, n'est en mesure de s'imposer.

Pour mieux prévenir les crimes de guerre et ceux contre l'humanité, Nous fondons par conséquent un très grand espoir dans l'établissement de la Cour pénale internationale dont le Statut a été adopté l'an dernier.

Les travaux de sa Commission préparatoire qui s'est déjà réunie à deux reprises, cette année, et va à nouveau le faire en novembre et décembre prochains, vont bon train. Nous Nous félicitons sincèrement des progrès réalisés. Nous sommes confiants. Les difficultés qui peuvent encore exister seront finalement surmontées.

Dans le conflit du Kosovo comme dans celui du Timor oriental ou dans ceux souvent oubliés ou méconnus qui se déroulent surtout en terre africaine, ce sont les êtres les plus faibles et les plus vulnérables, en particulier les enfants, qui pâtissent le plus.

Alors que la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant aura dix ans, le 20 novembre prochain, il nous appartient plus que jamais de veiller à ce que les enfants en temps de paix comme en temps de guerre bénéficient de la plus stricte protection contre toutes les formes de violence et d'assujettissement.

Après la déclaration présidentielle de juin 1998, la résolution 1261 adoptée ce 25 août, par le Conseil de sécurité devrait représenter, nous l'espérons tous, une contribution décisive à la solution du douloureux problème posé par le sort des enfants en période de conflits armés.

Mon pays, très engagé à ce titre, abrite le siège de plusieurs organisations internationales non gouvernementales consacrées à la protection de l'enfance. Il contribue activement et régulièrement aux actions menées pour améliorer le sort des enfants les plus déshérités. La délégation monégasque s'associera volontiers à toutes les initiatives déterminantes qui pourraient être prises à l'occasion de ce dixième anniversaire.

Si la personne de l'enfant réclame protection celle de la femme mérite également de la part de notre communauté internationale la plus grande attention. Beaucoup de discriminations, d'injustices voire de sévices, au nombre desquels les mutilations génitales, sources de tant de douleurs et d'humiliations, sont encore trop tolérés. Ils représentent autant d'obstacles à son épanouissement.

Le débat de haut niveau que le Conseil économique et social a consacré, en juillet dernier, au rôle de l'emploi et du travail dans l'élimination de la pauvreté en mettant un accent particulier sur l'autonomisation et la promotion de la femme a été, à bien des égards, très révélateur.

L'accès des femmes à l'emploi mais également à l'éducation et à la formation professionnelle a été très largement suscité. Elle est une des préoccupations du Gouvernement Princier qui y répond par l'octroi de bourses d'études et de facilités de toute nature. Le respect de l'égalité entre femmes et hommes, dans la vie courante, mais aussi dans le déroulement des carrières professionnelles est essentiel pour améliorer la situation des femmes et lutter contre la précarité et la pauvreté qui souvent les affectent beaucoup plus que les hommes.

Une participation substantielle des jeunes filles et des femmes aux responsabilités politiques ainsi qu'aux décisions économiques peut aussi contribuer à assurer davantage de justice sociale tout en apportant à l'économie de nouveaux élans et de précieux équilibres. Les Autorités de Mon pays en sont convaincues et s'emploient, activement, à aménager et à compléter la législation monégasque afin de la rendre, en tous points, conforme à la lettre de la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes afin qu'à très brève échéance Monaco puisse être partie à ce texte essentiel.

L'économie actuelle, en raison de sa complexité et de sa mondialisation devenue irréversible, impose, plus que jamais, de tels élans nouveaux et de meilleurs équilibres au niveau national comme au niveau international. Les inégalités existantes, quelle que soit leur origine, doivent impérativement se réduire afin que le fossé dangereux qui sépare les pays industrialisés de ceux particulièrement défavorisés ne se creuse davantage.

C'est un des constats que les Ministres de l'économie et des finances des 44 États et Gouvernements, membres de l'Organisation internationale de la Francophonie, ont pu faire, à Monaco, les 14 et 15 avril dernier, à l'occasion de la première Réunion qui les a rassemblés, conformément à une décision prise, en novembre 1997, lors du Septième Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement, tenu à Hanoi, au Viet Nam.

Ces personnalités, comme celles réunies à Genève en juillet à l'occasion de la session de fond du Conseil économique et social, ont reconnu qu'une mondialisation mal maîtrisée risquait d'avoir de graves conséquences pour l'avenir des Nations. L'accroissement des échanges commerciaux et des investissements ainsi que les politiques de libéralisation, moteurs certains de croissance, n'ont pas encore permis à toutes de bénéficier d'un développement significatif. Le risque de voir, certaines d'entre elles, exclues des progrès et des bénéfices des grands courants de l'économie mondiale, avec toutes les conséquences qu'un tel phénomène peut entraîner, réclame la plus grande vigilance. L'extrême pauvreté des unes face à la richesse des autres est non seulement moralement inacceptable mais représente encore un risque sérieux d'instabilité sociale, elle-même cause d'insécurité.

Conscients de ce danger et de la dégradation des relations internationales qu'il peut entraîner, les Ministres de l'économie et des finances francophones, réunis à Monaco, ont reconnu la nécessité de mieux contrôler les conséquences humaines et sociales des processus économiques en cours y compris des politiques d'ajustement structurel. Ils ont souligné l'importance de maintenir, voire de renforcer, l'aide publique au développement tout en encourageant par des mesures appropriées les investissements privés. Ils se sont montrés enfin extrêmement préoccupés par le poids insupportable que représente l'endettement extérieur de nombreux pays. Le Gouvernement monégasque partage cette grave préoccupation.

L'initiative internationale pour la réduction de la dette des pays les plus pauvres très endettés devrait, en conséquence, être examinée avec beaucoup de bienveillance. Elle concerne 41 pays dont plusieurs sont africains et membres de l'organisation francophone.

Les Etats doivent, toutefois, pour bénéficier de cette initiative, satisfaire à des critères draconiens et à des politiques d'ajustement structurel très rigoureuses dont les conséquences, souvent dramatiques sur le plan humain et social, ne peuvent être ignorées.

Les Autorités monégasques apprécient, à ce titre et à sa juste mesure, la généreuse Décision des Chefs d'État et de Gouvernement des sept grands pays industrialisés et de la Russie (G8) prise à Cologne, en Allemagne, en juin dernier, lors de leur 25ème Sommet. Elle tend à réduire de quelque 70 milliards de dollars la dette extérieure d'une quarantaine de pays, et ce, d'autant plus que ces Chefs d'État et de Gouvernement ont accompagné cette décision de l'engagement d'humaniser la mondialisation économique afin, Je cite, "d'accroître la prospérité et de promouvoir le progrès social".

On peut, en effet, à ce propos, se poser judicieusement la question de savoir quels pourraient être la justification et l'avenir même d'une économie qui ne serait pas avant tout au service des hommes et des femmes de notre temps et de leur mieux être.

Un essor économique et commercial qui n'aurait pour résultat que l'augmentation du chômage, de la précarité et de la misère n'est pas, de fait, d'essence démocratique. Il ne pourrait, non plus, Nous mettre effectivement en mesure de répondre aux engagements que nos États ont solennellement pris en ratifiant la Charte des Nations Unies et en adhérant aux principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme que Notre Assemblée générale a adoptés.

C'est dans cet esprit que la Déclaration de Monaco, proclamée au terme de leurs travaux, par les Ministres de l'économie et des finances francophones rappelle, avec solennité, le lien fondamental qui existe entre le développement économique, la démocratie et la bonne gouvernance.

Soulignant l'importance des prochaines négociations commerciales multilatérales, cette Déclaration mentionne la vocation de l'Organisation mondiale du commerce à accueillir en son sein tous les membres de la communauté internationale de même que l'importance d'améliorer le système commercial international pour qu'il contribue davantage au développement durable et aux attentes réelles des populations. Elle invite, en outre, la communauté financière mondiale à maintenir son aide au développement, qu'il s'agisse d'apports publics ou d'investissements privés.

Les Ministres se sont, par ailleurs, engagés à agir pour favoriser la création d'un environnement politique et législatif stable, propice à l'accroissement de l'investissement et du commerce, par l'harmonisation de leurs cadres juridiques et la mise en place d'actions de formation et d'information destinées tant aux gouvernants et aux agents publics qu'au secteur privé.

La Principauté de Monaco, qui a organisé avec l'Agence intergouvernementale de la Francophonie cette première Rencontre s'est engagée, quant à elle, à contribuer activement à la mise en oeuvre de la Déclaration de Monaco et à faciliter la création d'un centre permanent francophone de recueil et d'échange d'informations économiques dont le récent Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement qui s'est déroulé à Moncton, au Canada, du 3 au 5 septembre, a décidé d'entériner l'installation en terre monégasque.

A Notre grande satisfaction, cette Déclaration commune pose les jalons d'un espace de coopération économique et commerciale à l'échelle humaine qu'il nous faudra, au fil des premiers temps du 21ème siècle, promouvoir, avec amitié et conviction.

La solidarité entre les pays ayant en partage le français est certainement sortie renforcée de cette Réunion ministérielle grâce à la fois au dialogue engagé et à la préconisation d'un cadre de coopération ne dissociant pas les dimensions économiques des préoccupations sociales et humaines élémentaires. Je M'en réjouis personnellement beaucoup.

Monsieur le Président,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Avant de mettre un terme à Mes propos, en réaffirmant la volonté sans faille de l'État monégasque de respecter ses obligations internationales ainsi que son attachement, très fort, aux valeurs des droits de l'homme et aux principes humanitaires, Je souhaiterais rappeler combien les plus Hautes Autorités de Mon pays sont attentives aux progrès réalisés dans le domaine du désarmement.

La limitation et la réduction des armes nucléaires représentent une préoccupation constante du Gouvernement Princier. La ratification universelle du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui a été prorogé, en 1995, à Notre grande satisfaction, pour une durée indéterminée, doit, à Notre sens, être encouragée de même que doit l'être l'application, sans faille, du système de garanties intégrales de l'Agence internationale de l'énergie atomique dont Monaco s'honore, depuis 1986, d'être le Siège de son remarquable laboratoire international de l'environnement marin.

La Conférence de l'an 2000 des États parties au Traité sera déterminante. La délégation monégasque a suivi très attentivement les travaux de son Comité préparatoire et a pris connaissance avec intérêt du document de travail révisé établi par son Président.

Mon pays tient, à cet égard, à exprimer toute son estime aux États qui ont entrepris, au prix de lourds sacrifices, le démantèlement d'une partie de leur armement nucléaire en veillant, avec soin, au traitement des matières fissiles qui en sont extraites.

Il partage, par ailleurs et sans réserve, la position des Gouvernements favorables à l'élaboration et à l'adoption de normes internationales visant à interdire la production de matières fissiles destinées à la fabrication des armes et des explosifs nucléaires.

Si le Gouvernement Princier considère que les contrôles destinés à prévenir les transferts de matières et d'équipements pouvant servir à la fabrication d'armes nucléaires doivent être renforcés, il est, en revanche, très favorable à l'amélioration de la coopération internationale aux fins d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, avec, bien entendu, toutes les précautions qui s'imposent en matière de protection de l'environnement.

La Principauté de Monaco espère très vivement la cessation rapide de tous les essais d'armes nucléaires. L'adhésion de l'ensemble des puissances au Traité d'interdiction complète des essais nucléaires que le Prince Souverain, Mon Père, a ratifié, le 20 novembre dernier, représenterait, Nous en sommes persuadés, un pas majeur en vue de la limitation de cette arme effroyable de destruction massive.

Nous suivons, avec confiance, les travaux de la Commission préparatoire de l'Organisation de ce Traité dont la neuvième session vient de se tenir, à Vienne.

La Principauté de Monaco, partie à ces deux instruments très importants, souhaite davantage d'engagement en leur faveur. Elle se félicite, parallèlement, de l'existence de zones exemptes d'armes nucléaires librement conclues sur la base d'arrangements entre États dans différentes régions du monde en espérant que le renforcement de la confiance et de la sécurité internationales entraînera, à terme, leur élargissement.

Pour conclure, Monsieur le Président, Je voudrais rappeler l'intérêt très vif que la Principauté de Monaco porte à la mise en oeuvre de la Convention de Paris de 1993, dont elle est partie depuis le 1er juin 1995, sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction de même qu'à l'application de la Convention de 1972 sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, dont l'instrument d'adhésion a été déposé le 30 avril 1999.

Mon pays se félicite des mesures décidées, à Maputo, au Mozambique, en mai dernier, à l'occasion de la première Réunion des États parties à la Convention sur l'interdiction de l'utilisation, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, Convention rendue exécutoire à Monaco, le 15 mars dernier.

Engagé dès son origine dans le combat mené contre ces engins terriblement meurtriers et qui affectent, au premier chef, les populations civiles surtout les personnes âgées, les femmes et les enfants, Monaco a signé et rapidement ratifié cet instrument. Mon pays est bien décidé à poursuivre ses efforts notamment financiers pour contribuer à l'élimination définitive de ces armes abominables.

Dans ce même esprit, la délégation monégasque a régulièrement manifesté sa préoccupation à propos du trafic illicite et sans contrôle efficace, des armes légères et de petits calibres.

Ces armes sont très largement utilisées dans les conflits les plus meurtriers, les guerres civiles et les actions terroristes.

Souvent complices des forces les plus barbares, elles provoquent des souffrances intolérables, nourrissent l'instabilité politique quand elles ne menacent pas les démocraties nouvelles et le développement économique et social de certains pays voire de régions entières.

Inspirée par le succès de celle menée contre les mines antipersonnel, une campagne internationale est en train de se développer contre ces armes légères et de petit calibre responsables quotidiennement de centaines de victimes.

S'il ne s'agit pas, comme pour les mines antipersonnel, de les interdire, il paraît possible, à Ma délégation, de parvenir par les voies appropriées, avec conviction et persévérance, à en limiter la production et la diffusion notamment au sein des mouvements terroristes qui en font un usage intensif.

Monsieur le Président,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

En signant le 12 novembre 1998, la Convention des Nations Unies pour la répression des attentats terroristes à l'explosif, la Principauté de Monaco a voulu clairement manifester, par un engagement formel, sa position dans ce domaine. Elle tient par Ma voix, à la confirmer aujourd'hui devant Notre Assemblée en condamnant une nouvelle fois toutes les formes prises par le terrorisme qui frappe, aveuglément et sans répit, de trop nombreux innocents comme on a pu le constater encore récemment avec effroi au Timor oriental.

Nous suivons l'évolution de la situation à la fois douloureuse et très périlleuse de cette région avec la plus extrême attention. Nous souhaitons que la mise en oeuvre de la résolution 1264 du Conseil de sécurité se réalise sans obstacle et sans délai.

Il convient, à cet effet, de rendre un hommage exceptionnel à la Mission des Nations Unies au Timor oriental (MINUTO) pour son rôle et le courage manifesté par ses agents et notamment les membres du personnel international restés sur place en dépit des menaces inacceptables dont ils étaient l'objet.

Je tiens, à ce propos, à renouveler avec force, la totale solidarité qui nous lie aux fonctionnaires des Nations Unies dont certains, au cours de cette année, ont perdu la vie, ont été blessés ou ont subi des violences et de graves exactions.

Monaco, qui est parmi les premiers États à avoir ratifié la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé ne peut que très vivement déplorer et condamner sans réserve les actes inadmissibles d'agression et d'intimidation dont ils peuvent être victimes.

Nous tenons à exprimer à cette occasion, au premier d'entre eux, le Secrétaire général, toute Notre estime pour l'action qu'il mène à la tête de l'Organisation en particulier pendant les périodes de crise et dans les circonstances extrêmement difficiles auxquelles elle est régulièrement confrontée.

Je vous remercie, Monsieur le Président.