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Discours

Allocution de S.A.S. le Prince Héréditaire Albert lors du débat général de la 52ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

Le 26 septembre 1997 à New York

Monsieur le Président,

Il M'est particulièrement agréable de vous féliciter de votre brillante élection. Votre compétence et votre grande expérience de la diplomatie multilatérale à laquelle vous avez consacré une large part de votre vie professionnelle associées à vos qualités personnelles Nous assurent de la bonne conduite et du succès de nos travaux.

Je voudrais aussi saisir cette occasion pour rendre un hommage justifié à l'Ambassadeur Razali, de Malaisie, pour la façon efficace dont il a conduit la présidence de la cinquante et unième session de notre Assemblée générale.

Mes félicitations s'adressent également aux membres du Bureau qui, j'en suis persuadé, sont disposés à offrir le meilleur d'eux-mêmes pour la réussite de cette importante session.

Importante session, en effet, puisque, à l'invitation du Secrétaire général, elle est largement consacrée à un échange de vues, que Je souhaite très fructueux, sur la réforme de l'Organisation.

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le document qui est soumis à notre examen sous le titre: Rénover l'Organisation des Nations Unies: un programme de réformes fait l'objet du plus grand intérêt des autorités de Mon pays.

La volonté de rendre l'Organisation, et tout d'abord son Secrétariat plus efficace en améliorant la cohérence et la coordination de ses activités inspire très judicieusement le processus de réformes avancé.

On peut aisément comprendre et soutenir cette volonté dans la mesure où, à l'évidence, elle correspond aujourd'hui à une réelle nécessité.

Régulièrement confrontée, au cours de ses 52 années d'existence, aux impératifs imposés par les transformations régulières du monde, les Nations Unies ont été amenées à développer ou à créer de nouvelles structures, sans pour autant être toujours en mesure d'en réduire ou d'en supprimer d'anciennes.

Les changements actuels de portée exceptionnelle dans les domaines politique, économique et social induisent irrémédiablement une profonde transformation de la coopération multilatérale. Ils imposent à l'Organisation un effort inéluctable d'adaptation, qui ne peut être différé sans risquer de porter atteinte à son prestige et de voir son rôle sur la scène internationale inexorablement dépérir. Aussi, la volonté marquée par l'Assemblée générale, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Organisation des Nations Unies, ainsi que les récentes initiatives prises ne peuvent que recevoir notre soutien. Concentrer et mieux coordonner les missions de l'Organisation autour des cinq grands pôles de ses responsabilités constitutionnelles : la paix et la sécurité internationales - le développement - les affaires humanitaires - les affaires économiques et sociales et les droits de l'homme, Nous semblent rationnel.

La promotion et la protection des droits de l'homme, que le Secrétaire général se propose, à très bon escient, de renforcer, retrouvent la dimension intersectorielle que leur caractère multidisciplinaire impose naturellement. Cette caractéristique ne doit pas, pour autant, faire oublier que ce domaine fondamental de compétence de l'Organisation impose le renforcement des structures qui lui sont propres. Le Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mme Mary Robinson, qui vient de prendre ses fonctions, et dont Nous saluons l'arrivée, avec conviction et confiance, doit pouvoir disposer de ressources humaines et financières suffisantes ainsi que de l'autonomie de décision indispensable pour assumer les responsabilités essentielles qui lui incombent.

La célébration, l'année prochaine, du cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme devrait être l'occasion de rappeler les engagements que les États Membres ont pris, le 10 décembre 1948, en adoptant ce texte et, quelques années plus tard, le 16 décembre 1966, les deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme que la Principauté, et Je suis heureux de le dire, vient de ratifier.

Le Coordonnateur des secours d'urgence qui se voit confier l'assistance humanitaire doit, lui aussi, bénéficier de la plus large autonomie et des moyens nécessaires à assurer, avec efficacité et promptitude, les interventions indispensables qui revêtent, aux yeux du Gouvernement Princier, un très haut degré de priorité.

Cette autonomie doit, d'une manière plus générale, concerner l'ensemble de la fonction publique internationale. L'indépendance des agents des Nations Unies, et notamment du premier d'entre eux, le Secrétaire général, est une garantie de la qualité de leur service et de la confiance que la communauté internationale place en eux.

La décision de rassembler tous les programmes et les centres d'information hors-siège au sein de mêmes bureaux appelés Maisons des Nations Unies, est à la fois rationnelle et symbolique. Elle répond parfaitement aux nécessités actuelles de concentrer et de mieux coordonner les activités opérationnelles tout en offrant une image forte et cohérente de l'ensemble du système. Nous encourageons vivement le Secrétaire général à poursuivre cette démarche déjà engagée, il y a peu, en Afrique du Sud.

Dans les États qui n'auront pas la chance d'accueillir de telles Maisons, ne pourrait-on pas envisager l'établissement d'une présence des Nations Unies sous la forme d'un représentant honoraire bénévole, personnalité nationale chargée, aux côtés des autorités, d'une mission d'information et de sensibilisation générale? La pratique largement répandue des consuls honoraires pourrait, à cet égard, servir de référence.

L'équipe spéciale sur la réorientation des activités d'information souligne, dans son rapport, la nécessité que Nous comprenons d'améliorer et d'élargir la capacité de l'ONU de communiquer au niveau des pays grâce à des partenariats locaux et novateurs. L'établissement de représentants honoraires des Nations Unies serait une façon de donner une suite pratique et peu coûteuse à cette suggestion.

L'intérêt du public pour les Nations Unies pourrait être également accru, comme le souligne le Secrétaire général, par l'organisation de débats thématiques de haut niveau au sein des instances de l'Assemblée générale. Nous partageons ce point de vue dans la mesure où de tels débats bénéficieraient d'un meilleur retentissement dans la presse et l'opinion publique que ceux actuels et rendraient moins impératives les grandes conférences mondiales.

Des initiatives ont déjà été prises par le Conseil de sécurité en vue d'améliorer l'information et les échanges avec les États Membres non représentés au Conseil et l'ensemble de la communauté internationale. Elles sont utiles, bienvenues et commencent à porter leurs fruits.

L'importante question de l'augmentation du nombre des membres de cet organe majeur, qui relève d'une décision des États Membres, retient, là aussi, tout notre intérêt.

Le Groupe de travail de haut niveau qui s'y consacre a déployé d'immenses efforts sous l'autorité des présidents successifs de l'Assemblée générale et le dévouement de ses vice-présidents. Il convient de leur exprimer notre plus vive gratitude.

La Principauté de Monaco est disposée à se rallier, sans réserve, à tout compromis ou solution qui pourrait voir le jour, y compris la création de sièges caractérisés par des mandats de longue durée, entre 6 et 10 ans, par exemple.

Parallèlement à l'amélioration, déjà engagée, du fonctionnement du Conseil économique et social, une réflexion approfondie semble également s'imposer à propos du Conseil de tutelle. Les propositions avancées par le Secrétaire général Nous paraissent empreintes de beaucoup de sagesse et de clairvoyance.

La Principauté de Monaco pourrait adhérer à l'idée de confier à cet organe de nouvelles responsabilités tutélaires en matière d'environnement et de sauvegarde du patrimoine commun de l'humanité. L'espace, l'atmosphère, la haute mer, mais également les terres libres de l'Arctique et de l'Antarctique dans l'esprit, notamment, du Traité de 1959 gagneraient certainement à être placées, sous certaines conditions, dans le domaine de ses compétences. Celui-ci pourrait, de plus, se voir chargé d'une mission prospective permanente de réflexion sur les grandes mutations que devraient entraîner les progrès prévisibles des sciences et des techniques.

Il faut espérer que les réformes envisagées puissent rapidement aboutir, afin que la Conférence de l'an 2000, suggérée par notre Secrétaire général, soit effectivement l'occasion de célébrer un système des Nations Unies moderne et rénové.

La Principauté, qui célèbre cette année le 700e anniversaire de la dynastie de ma famille à Monaco, ne peut que souhaiter longue vie à une Organisation des Nations Unies renforcée et plus ouverte sur la société civile.

Pour aborder maintenant un avenir plus proche, Je voudrais souligner l'importance que Mon pays attache à la conclusion des travaux consacrés au tribunal pénal international, qui devraient aboutir, l'an prochain, à Rome, à une Conférence diplomatique des plénipotentiaires. Une morale collective, de portée universelle, ne peut vivre sans institutions pour la faire connaître, appliquer et respecter.

L'adoption d'une Convention sur les mines terrestres antipersonnel, lesquelles frappent toujours aussi sauvagement les populations civiles, a toujours été l'une de mes ambitions. Le respect de la dignité et de l'intégrité physique des êtres humains ne figure-t-il pas, aujourd'hui, parmi les valeurs fondamentales, universellement reconnues, qui inspirent à la fois le domaine des droits de l'homme et celui du droit humanitaire?

La réunion convoquée par le Canada, en octobre dernier, la série de rencontres tenues à Vienne, à Bonn et à Bruxelles, cette année, la conférence diplomatique, enfin, qui s'est déroulée récemment à Oslo ont permis la rédaction d'un texte qui, dans l'esprit de la résolution 51/45 S de l'Assemblée générale, vise à interdire non seulement l'emploi mais aussi la mise au point, le stockage et le transfert de ces mines. Nous Nous en félicitons très vivement.

Dans le même ordre d'idées, Je voudrais indiquer que la Principauté a récemment déposé ses instruments d'adhésion à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, Convention qu'elle considère comme une avancée extrêmement importante dans le domaine du droit de la guerre.

L'année prochaine sera celle des océans et des mers. Nous Nous y préparons activement. Le laboratoire de l'environnement marin de l'Agence internationale de l'énergie atomique, installé à Monaco, emménage dans de nouveaux locaux, spacieux et fonctionnels, mis à sa disposition par le Gouvernement monégasque. Ce laboratoire, grâce à son équipement moderne, contribue à identifier certaines sources ainsi que de nouveaux marqueurs chimiques de la pollution marine. Il organise régulièrement des cours de formation et des missions consultatives. Il contribue activement, avec le concours du Programme des Nations Unies pour l'environnement et de la Commission océanographique internationale au Programme MEDPOL de lutte contre la pollution en mer Méditerranée auquel Nous portons, vous le savez, le plus grand intérêt.

L'Année internationale des océans devrait être l'occasion de renforcer les programmes de cette nature ainsi que la coopération internationale en vue d'améliorer la conservation et la gestion des ressources halieutiques, y compris certains stocks de poissons et mammifères marins. Lors de la dix-neuvième session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée, en juin dernier, à l'examen et à l'évaluation d'ensemble de la mise en oeuvre d'Action 21, de nombreuses délégations ont mis l'accent sur ces questions. Certaines ont très justement rappelé, à la suite de la Commission du développement durable, la nécessité de procéder, sur un plan intergouvernemental et dans le cadre juridique défini par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, à des évaluations périodiques de la qualité du milieu marin. Cela se fait déjà depuis pratiquement 20 ans entre la France, l'Italie et la Principauté de Monaco grâce au Programme RAMOGE. D'autres coopérations régionales de ce type pourraient, et Nous l'espérons, se développer en 1998.

Pour les pays riverains, comme pour la communauté internationale, les océans et les mers doivent demeurer un espace convivial protégé, parcimonieusement exploité, et non un lieu de confrontation économique sauvage.

Enfin, au même titre que l'Union européenne dont Nous partageons très largement les vues sur bon nombre de questions, la Principauté de Monaco reste toujours préoccupée par la persistance de la crise financière des Nations Unies. Cette crise ne peut être résolue que par un strict respect des engagements des États Membres et le paiement intégral, sans atermoiements, de leurs contributions au budget ordinaire et au budget des opérations de maintien de la paix ainsi que de la totalité des arriérés accumulés.

Au terme de Mon intervention, et cette fois-ci en ma qualité de membre du Comité international olympique, il Me plaît de rappeler une fois de plus devant cette Assemblée que les Jeux olympiques d'hiver se tiendront en février prochain à Nagano, au Japon. Notre Assemblée générale, lors de sa cinquantième session, a invité les États Membres, par sa résolution 50/13, à respecter la trêve des combats, avant, pendant, et même après les Jeux olympiques d'été comme ceux d'hiver. L'édification d'un monde pacifique et meilleur, grâce aux sports et à l'idéal olympique, doit demeurer notre devise, à la veille de cette grande rencontre internationale de la jeunesse du monde.

Je voudrais enfin, Monsieur le Président, vous faire part de la profonde affliction que Je ressens et que partagent le Prince souverain, Mon père, et l'ensemble de la population monégasque, pour les victimes des incendies de forêt, véritables cataclysmes écologiques, qui ravagent l'île de Sumatra, en Indonésie, et de la catastrophe aérienne qui s'est produite à Maden ce matin, ainsi que pour celle provoquée par le séisme qui a frappé cette nuit le centre de la péninsule italienne. Je tiens à exprimer, au nom de Mon père et en Mon nom personnel, et au nom des autorités monégasques, aux familles endeuillées et aux Gouvernements italien et indonésien, mes très vives condoléances et toute ma sympathie.