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Monaco at UN

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Discours

Allocution de S.A.S. le Prince Héréditaire Albert lors du débat général de la 51ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

Le 1er octobre 1996 à New York

Monsieur le Président,

Il m'est particulièrement agréable, au seuil de cette cinquante et unième session de l'Assemblée générale, de vous féliciter pour votre brillante élection. Votre riche expérience des affaires internationales, vos compétences professionnelles et vos hautes qualités de diplomate sont, pour moi et pour Mon pays, une assurance de succès pour nos travaux.

Je tiens à associer à ces félicitations, que Je vous assure très sincères, l'ensemble des membres du Bureau de l'Assemblée que Nous venons d'élire.

Je souhaite à vous tous le plus grand succès dans l'importante et délicate mission qui vous attend.

Je tiens également à exprimer toute Notre reconnaissance et toute Notre admiration au Président de la cinquantième session de l'Assemblée générale, dont le mandat, remarquablement assumé, vient de s'achever. Il a su, avec excellence, contribuer à assurer le prestige des nombreuses et hautement symboliques manifestations qui ont marqué le cinquantième anniversaire de Notre Organisation.

Il a su donner une impulsion remarquable aux réflexions fondamentales que l'Assemblée générale a consacrées au renforcement du système des Nations Unies ainsi qu'à l'examen de la question de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l'augmentation du nombre de ses membres, et d'autres questions le concernant.

Des suggestions ont été avancées par la représentation monégasque en ce qui concerne, notamment, l'augmentation du nombre des membres permanents et des membres non permanents du Conseil. Elles figurent à l'annexe XI du rapport du Groupe de travail institué à cet effet.

Je voudrais aussi saisir cette occasion pour remercier le Secrétaire général des efforts qu'il a accomplis en vue de rendre Notre organisation moins coûteuse et plus efficace.

Dans un contexte particulièrement difficile, sur les plans tant politique qu'économique, il n'a jamais failli à la mission que Nous lui avons confiée, il y a maintenant cinq ans.

Je faisais allusion à l'instant aux difficultés de Notre temps. Elles sont grandes et semblent bien souvent insurmontables, tout au moins à court terme.

De nombreux facteurs, de nature parfois très différente mais largement interférents, aggravent ces difficultés. Les grandes conférences mondiales sur la population et le développement, sur le développement social ou encore sur l'habitat humain, ont mis clairement en évidence ces différents facteurs.

Si le développement durable et harmonieux, auquel Nous aspirons, doit s'adresser à l'ensemble de la collectivité humaine, il doit s'efforcer aussi de préserver les ressources de Notre planète pour que les générations à venir, ne s'en trouvent pas, un jour, totalement dépourvues.

Dans un domaine vital pour elle, la Principauté de Monaco s'attache, depuis plus d'un siècle, par des études et des recherches, mais aussi par des initiatives concrètes, nationales et internationales, à promouvoir la sauvegarde des océans et des mers et des ressources inestimables qu'ils Nous offrent. Dans cet esprit, elle a ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et entend, en 1998, jouer un rôle actif, à la mesure de sa dimension et de ses moyens, à l'occasion de l'Année internationale des océans.

Il est tout à fait judicieux que Notre Assemblée générale, cinq années après la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, consacre, en application de sa résolution 50/113, une session extraordinaire à un examen et à une évaluation d'ensemble de la mise en oeuvre d'Action 21. Cette session sera d'une extrême importance. Elle devrait permettre, Nous en formons le voeu, de conforter les ambitions nées, en juin 1992, à Rio de Janeiro.

La Principauté se félicite d'accueillir, l'année prochaine, la septième session du Conseil consultatif de haut niveau sur le développement durable, puis la Commission baleinière internationale.

Il s'agit pour Mon pays de manifester l'intérêt qu'il attache à la coopération internationale, moyen indispensable pour répondre aux défis nés de la confrontation entre un développement économique légitime et la protection de l'environnement et des ressources naturelles épuisables de Notre planète.

D'autres préoccupations majeures, qui sont autant de graves entraves aux impératifs du développement, demeurent.

Qu'il me soit permis d'évoquer, à ce propos, le rôle majeur joué par l'Agence internationale de l'énergie atomique qui veille, avec beaucoup de compétence et de soin, au respect des accords de garantie conclus dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, que la Principauté a ratifié. Parallèlement, l'Agence s'efforce très scrupuleusement d'appliquer, dans des conditions parfois très délicates, les décisions dont le Conseil de sécurité lui a confié la mise en oeuvre. Ses responsabilités en matière de désarmement sont très lourdes. La Principauté de Monaco est donc particulièrement fière d'accueillir sur son territoire son laboratoire de l'environnement marin, qui fonctionne avec le concours du Programme des Nations Unies pour l'environnement et la Commission océanographique intergouvernementale. Par ailleurs, la délégation monégasque suit avec une particulière attention les suites données à la résolution 50/75, dont la Principauté est coauteur, adoptée le 12 décembre 1995 par notre Assemblée générale.

Le renforcement de la sécurité et de la coopération en Méditerranée nous concerne, en effet, comme il concerne les pays voisins et amis qui nous entourent ou nous font face sur notre versant sud. Le Secrétaire général a engagé des consultations précieuses à ce propos et nous l'en remercions très vivement.

Quand les guerres ont frappé et que les armes se sont tues, de lourdes séquelles perdurent. Parmi celles-ci, les millions de mines terrestres, à l'effet dévastateur et extrêmement meurtrier, répandues dans les champs et sur les routes frappent très durement les populations civiles au premier rang desquelles se trouvent les enfants. La prolifération de ces engins provoque sur le plan humain de graves mutilations, souvent irrémédiables, et des dégâts non négligeables sur le plan matériel. Le débat que le Conseil de sécurité a consacré, le 15 août, au déminage dans le contexte des opérations de maintien de la paix souligne, si besoin en était, l'importance que les Nations Unies et les grandes puissances accordent à cette question. Son Altesse Sérénissime le Prince Souverain de Monaco, mon père, n'y est pas non plus insensible. Il a demandé à son gouvernement d'apporter un concours financier régulier aux opérations de déminage en contribuant au fonds ouvert à cet effet par les Nations Unies. Sans offrir une solution radicale dans l'immédiat, un moratoire ou, mieux encore, la cessation de la production et de l'exportation de ces mines terrestres antipersonnel nous inclinerait à l'espoir.

Cette année a vu se dérouler les 26e Jeux olympiques. Des hommes et des femmes de tous les pays, de 197 pays et territoires, venus d'horizon et de milieux fort différents se sont rencontrés. Ils ont mesuré leur force, combattu pacifiquement et créé, dans le respect et l'estime réciproques, des liens impérissables. J'étais présent à cet événement, en tant que Président du Comité olympique monégasque et membre du Comité international olympique et je peux témoigner de cet élan unique qui, tous les quatre ans, rassemble les meilleurs athlètes de notre planète. Je souhaite leur rendre hommage car ils sont un exemple irremplaçable pour la jeunesse de nos nations. Il me paraît juste, à ce propos, de me faire l'écho de l'appel lancé par de nombreuses organisations pour que les femmes soient plus nombreuses à représenter leur pays dans les compétitions olympiques et pour que les traditions, si respectables puissent-elles être, ne se transforment pas dans le domaine sportif en préjugés discriminatoires à leur égard.

La collaboration développée entre les Nations Unies et le Mouvement olympique, qui ont en partage de grands principes et des valeurs de portée universelle, me réjouit vivement. Notre Assemblée générale conforte, régulièrement, par ses résolutions, cette collaboration. Je souhaite qu'il en soit de même cette année.

Cette jeunesse sportive, dynamique et dévouée, se retrouve, d'ailleurs, souvent à titre bénévole, au service des Nations Unies et des organisations non gouvernementales à caractère humanitaire. Nous lui devons, en conséquence, la plus vive reconnaissance.

À cet égard, il me semble souhaitable de rappeler le Programme d'action mondial pour la jeunesse à l'horizon 2000 et au-delà, adopté l'an dernier par notre Assemblée générale sous la forme de la résolution 50/81. Il nous appartient, à chaque occasion, de prendre en compte ses recommandations, notamment en matière d'éducation, d'emploi, de santé, d'environnement, y compris pour ce qui a trait à la participation pleine et effective des femmes à la vie de la société et à la prise de décisions.

La Principauté de Monaco, qui a ratifié la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et qui est partie à la Convention relative aux droits de l'enfant, est très préoccupée par les formes contemporaines de racisme et d'exclusion.

Elle encourage les travaux menés par les Nations Unies et le Rapporteur spécial sur ce thème. Elle est également sérieusement alarmée par le développement et les dimensions prises par la prostitution enfantine et la traite des jeunes enfants, filles et garçons.

Une importante initiative a été prise, en août dernier, par une organisation non gouvernementale, l'ECPAT (End Child Prostitution in Asian Tourism) avec le concours du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et du Gouvernement suédois.

Les travaux du Congrès mondial de Stockholm contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales réclame notre plus grande attention. Les conclusions et recommandations, sous forme de plan d'action, auxquelles il a abouti, devraient certainement permettre d'accroître la prise de conscience de la gravité de la situation, tout en encourageant les États à adopter, tant au plan national qu'international, les mesures qui s'imposent.

En participant à ce congrès, la Principauté a manifesté son engagement en faveur d'une politique mondiale de lutte contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales. Au plan national, cette manifestation prend la forme, d'une part, d'un soutien sans réserve aux associations humanitaires et aux organisations non gouvernementales actives dans ce domaine et, notamment, à leurs efforts de sensibilisation, de prévention et de réinsertion et, d'autre part, d'une initiative en matière législative qui devrait aboutir, avant la fin de l'année, à une modification du code pénal monégasque. Il s'agit d'y introduire une incrimination nouvelle : l'exploitation sexuelle d'enfants pour la satisfaction des vices d'autrui, que les faits se soient produits dans la Principauté ou hors de notre territoire national. Ainsi, une fois que cette disposition sera en vigueur, pourra être poursuivie et jugée, à Monaco, toute personne, appréhendée sur le territoire monégasque qui aura commis, en quelque lieu que ce soit, des faits qualifiés crimes ou délits d'attentat à la pudeur ou d'attentats aux moeurs selon la loi monégasque concernant les mineurs.

J'ajouterai que la communauté internationale se doit également de réfléchir à un renforcement de la protection juridique internationale en la matière, dans la mesure où les textes existants, y compris la Convention relative aux droits de l'enfant de 1989, notamment ses articles 19 et 21, restent souvent inopérants car difficiles à appliquer.

De même, tant la Convention relative à l'esclavage, son protocole de 1953 et la Convention supplémentaire de 1926 que la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui de 1949, de portée très générale, n'offrent pas de recours suffisamment efficaces et rapides en ce domaine particulier où les interventions d'urgence s'imposent.

Le renforcement de cette protection, sous forme, par exemple, d'un instrument multilatéral, pourrait prévoir, d'une part, que les poursuites judiciaires devraient échapper aux limites de la compétence territoriale et, d'autre part, que le commerce illicite d'enfants et leur exploitation sexuelle à des fins commerciales soient qualifiés de crimes contre l'humanité, c'est-à-dire, qu'ils soient considérés comme imprescriptibles au titre de la Convention du 26 novembre 1968. L'article premier de cette Convention sur l'imprescribilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité devrait donc être modifié en conséquence.

En outre, comme ceux stipulés dans la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, ces actes ne devraient pas être susceptibles de se voir opposer un refus d'extradition. La loi et le droit international doivent être pleinement en mesure de protéger ces êtres faibles et démunis, tout en ne laissant aucune chance d'impunité aux auteurs de ces crimes odieux. Au-delà du renforcement de leur protection juridique, il convient de penser également aux mesures nécessaires à la réinsertion de ces jeunes victimes, comme le Congrès de Stockholm l'a largement souligné car, à défaut, la rechute de ces enfants dans le milieu de la prostitution, risque de s'avérer inéluctable.

Au terme de ma déclaration, et bien que certains comportements comme ceux que je viens de rappeler soient intolérables et inacceptables, je voudrais évoquer l'Année internationale de la tolérance, qui s'est achevée en décembre 1995. Due à une heureuse initiative de la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), appuyée par une résolution unanime de notre Assemblée générale, en décembre 1993, cette manifestation de foi en l'homme s'est conclue par une déclaration et un plan d'action destinés à inspirer, non seulement les responsables politiques de haut niveau mais également chacun de nous dans sa vie quotidienne.

Conformément à la résolution 49/123 de l'Assemblée générale, le plan d'action pour le suivi de l'Année des Nations Unies pour la tolérance, accompagné de la déclaration de principes qui le précède et l'inspire, contenu dans le document A/51/201, est soumis à cette cinquante et unième session de notre Assemblée générale. Il nous invite à un effort collectif destiné à combattre les facteurs politiques et sociaux qu'il met en lumière et qui semblent souvent être à l'origine de l'intolérance et de la haine.

Cette invitation devrait recevoir l'écho qu'elle mérite car elle pourrait contribuer à apporter des solutions aux tensions qui persistent dans le monde et dont certaines sont, on le sait, extrêmement préoccupantes.

Les progrès les plus importants dans l'histoire de l'humanité se sont certainement réalisés pendant les périodes où régnait une réelle et profonde tolérance. Elle a favorisé la pensée, l'art, les sciences, le partage des connaissances et des valeurs. Elle a bâti des civilisations et a permis, entre elles, un rapprochement et un enrichissement mutuels exceptionnels.

Si beaucoup sont convaincus, aujourd'hui, que l'histoire n'a probablement pas de sens, elle reste, quoi qu'il en soit, un produit fragile et précieux, largement façonné par les engagements et la volonté de l'homme.

Le 8 janvier prochain, nous célébrerons le sept centième anniversaire de l'installation de la dynastie de ma famille à Monaco. Pour marquer cet événement, de nombreuses manifestations culturelles et artistiques, certaines de portée internationale, se dérouleront pendant l'année 1997. Ce sera une façon, pour nous, de rendre hommage à notre passé, mais aussi d'exprimer notre confiance et notre foi dans l'avenir et le destin non seulement de notre pays mais de l'humanité.

C'est sur cette réflexion que je voudrais conclure mes propos en remerciant infiniment le Président de m'avoir donné la parole.

Les tensions qui persistent dans le monde, et n'épargnent aucun continent, sont lourdes de menaces. Notre organisation ne se voit pas toujours accorder les moyens nécessaires pour y faire face et répondre aux situations les plus alarmantes. Nous avons néanmoins eu la satisfaction de parvenir à l'adoption du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, enfin ouvert à la signature, et que j'aurai l'honneur de signer durant cette session pour la Principauté de Monaco.