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Discours

16ème session de la Commission du développement durable: Débat de haut niveau

15 mai 2008

Monsieur le Président,

Qu'il me soit permis en premier lieu de déplorer à mon tour les terribles catastrophes dont été victimes les populations du Myanmar et de la Chine et d'exprimer la profonde sympathie de mon Gouvernement. Nous formulons l'espoir que des secours efficaces parviennent à alléger l'immense détresse des survivants.

Monsieur le Président,

L'actualité se charge de nous rappeler la raison fondamentale qui a conduit à la création de la Commission du développement durable.

Plus que jamais, les Conventions issues du Sommet de la Terre font partie intégrante des questions de développement. Pour que ce développement se poursuive d'une manière durable, il doit se produire en harmonie avec l'environnement naturel et le respect de la biodiversité.

C'est pourquoi il convient de redonner à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse, toute l'importance et l'attention qu'elle mérite.

Pour nourrir les hommes et permettre le développement rural, la science doit être utilisée en respectant les ressources naturelles. L'adaptation de l'agriculture aux terres arides, la gestion des terres arables et des ressources en eau sont au centre de la problématique du développement durable, en particulier en Afrique.

L'augmentation des prix des produits alimentaires, qui a des incidences dramatiques pour les personnes les plus pauvres, est la manifestation la plus grave d'une crise d'envergure mondiale qui s'installe pour durer.

Selon les projections actuelles, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards de personnes en 2050, la majorité vivant dans les pays en développement. Outre les pressions que l'accroissement de la population entrainera dans le domaine de la production alimentaire, il se traduira indubitablement par des problèmes énergétiques, qui auront à leur tour, des conséquences sur le changement climatique.

Monsieur le Président,

A mi-chemin de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, la voie à suivre nous est dictée par les conditions qui nous entourent.

Sur le plan politique, le renforcement des trois Conventions de Rio et la mise en oeuvre du plan d'action de Johannesburg et des engagements pris sont inévitables. Au moment où nous repensons la gouvernance environnementale internationale, il faut doter la Commission du développement durable, mais aussi les institutions spécialisées comme le PNUE et les Institutions de Bretton Woods de la volonté politique et des moyens financiers pour agir avec pertinence.

D'une manière générale, il faut reconnaitre les liens entre les différentes questions traitées et transcrire ces préoccupations d'ordre social, économique, écologique et culturel de manière adéquate et juste, au cSur des nos politiques commerciales, énergétiques et financières.

Ces efforts doivent se traduire par une coopération pratique qui doit produire des résultats concrets dans les pays en développement. C'est en tout cas l'objectif qui inspire la politique de coopération internationale de la Principauté de Monaco, qui s'emploie à répondre aux besoins spécifiques de communautés locales.

Ces initiatives incluent souvent le développement et le transfert de technologies adaptées dans les domaines allant de l'assainissement à l'agriculture et des mesures visant à rendre les femmes plus autonomes et à porter assistance aux personnes les plus vulnérables.

Si cette session a mis exergue les liens intrinsèques entre les différents thèmes qu'elle a examinés, elle aura aussi permis de rappeler que notre objectif de développement durable est aussi celui de réduire la pauvreté, d'offrir à des millions de personnes de meilleures conditions de vie dans de nombreuses parties du monde y compris dans les petits Etats insulaires en développement.