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Discours

Allocution de S.A.S. le Prince Albert II lors du Débat général de la 64ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

23 septembre 2009

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Monsieur le Président,

Ma participation comme celle de plus de 100 chefs d'Etat et de Gouvernement à ce débat général confirme à la fois la gravité des choix que nous devons assumer pour faire face aux enjeux que doivent affronter nos Etats et la place incontournable de l'Organisation des Nations Unies pour décider de l'avenir de notre planète et de ses habitants.

Plus que jamais l'Assemblée générale doit être le « centre où s'harmonisent les efforts des nations vers les fins communes » définies à l'article 1er de la Charte.

Pour demeurer ce centre vital, l'Organisation et son organe le plus représentatif de la communauté des nations, notre Assemblée générale, doivent mieux prendre en considération l'interdépendance qui lie nos destinées et l'opportunité qui s'offre à nos Etats souverains d'offrir à nos concitoyens une vision commune empreinte de valeur morale.

Monsieur le Président,

La tourmente financière qui a balayé le monde il y a un an a engendré trop de souffrances et causé de trop grands ravages dans l'économie mondiale à un moment de notre histoire où nous sommes confrontés aux défis majeurs que sont la crise climatique et la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, pour que nous n'en tirions pas les conséquences qui s'imposent

Dans un an, nous allons nous retrouver dans cette même enceinte afin d'évaluer les progrès que nous avons accomplis dans la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

L'échéance de 2015, qui semblait déjà compromise à la veille de cette crise multidimensionnelle, exige que nous définissions une vision globale pour l'avenir de l'humanité. Certains pourront l'appeler solidarité ou prise de conscience morale. En tout état de cause il s'agit bien de définir et de mettre en Suvre les OMD qui répondent aux besoins vitaux de tous les êtres humains.

Si l'élimination de la pauvreté demeure notre priorité, il faut s'atteler à remplir nos obligations. Car les plus démunis sont aussi ceux qui ont faim, ceux qui souffrent de malnutrition, n'ont pas accès à l'eau et ne bénéficient pas des services sociaux et de santé de base. Parmi ces principales victimes figurent les femmes et les enfants, dont 25.000 meurent chaque jour selon l'UNICEF.

Plusieurs centaines de milliers de personnes bénéficient aujourd'hui des actions entreprises par mon Pays dans le cadre de sa coopération internationale dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la lutte contre la pauvreté. C'est pourquoi J'ai demandé à ce que soit poursuivi notre effort de consacrer 0,7 % de notre PIB d'ici 2015 en faveur de l'aide publique au développement. Celle-ci ne doit pas être sacrifiée en raison de la situation économique et financière actuelle. Elle doit être au contraire renforcée au moment où les plus vulnérables en ont davantage besoin.

Cette aide au développement doit s'accompagner d'investissements à long terme visant à renforcer les capacités des pays en développement, notamment par des transferts de technologies appropriés en vue de respecter les impératifs du développement durable. Dans cette perspective et à la lumière de la crise alimentaire récente, il convient de rendre à l'agriculture la place qui lui revient car, d'elle, dépend la sécurité alimentaire. Aujourd'hui, il nous appartient de forger pour les générations futures une nouvelle destinée, « un new deal ». De donateurs, nous devons devenir les partenaires d'une révolution verte en Afrique où l'agriculture vivrière, adaptée aux conditions spécifiques du continent, doit faciliter l'autonomisation des populations locales.

Le rétablissement de l'agriculture au coeur de nos civilisations soulève à son tour la question cruciale de l'eau. Qu'il s'agisse de son accès pour la survie des populations, de la production agricole ou énergétique, il est impératif de garantir la sécurité liée à l'eau.

Par conséquent, une gestion intégrée des ressources en eau s'impose. Nous devons être conscients des catastrophes et des conflits potentiels qu'un tel manquement causerait et des risques liés aux mauvaises conditions d'assainissement susceptibles de favoriser l'apparition de maladies infectieuses ou de pandémies.

Monsieur le Président,

Les phénomènes de désertification, de sécheresse et même d'acidification des mers et des océans sont aggravés par les changements climatiques causés par l'activité humaine.

C'est pourquoi, un échec des négociations à Copenhague ne saurait être envisagé. Mon engagement, aux côtés de mes homologues du monde entier hier, dans le cadre du Sommet sur le changement climatique convoqué par le Secrétaire général, est sans équivoque : nous devons ensemble, pays développés, pays à forte émission de CO2, pays en développement, parvenir à la définition d'un régime pour l'après-Kyoto qui s'inscrive résolument dans un avenir à faible émission de carbone.

Trop longtemps nous sommes restés sourds aux mises en garde des scientifiques. Voilà déjà plus de 20 ans que le GIEC a été créé par l'Organisation Météorologique Mondiale.

Lors de la Troisième Conférence mondiale sur le climat à laquelle je me suis rendu au début du mois de septembre, il a été décidé d'instaurer un cadre mondial pour les services climatologiques, en vue d'aider les populations à relever ce défi de plus en plus pressant.

Ce cadre mondial que nous soutenons sans réserve, a pour but d'optimiser la gestion des conséquences de la variabilité du changement climatique ainsi que l'adaptation à tous les niveaux, par le développement et l'incorporation des informations et des prévisions scientifiques dans les politiques et les processus de planification.

La mobilisation sans précédent des opinions publiques nous contraint à l'adoption de mesures innovantes pour freiner l'évolution du réchauffement climatique dont les graves implications peuvent prendre une ampleur catastrophique.

Le Rapport sur le commerce et le développement préconise des transformations structurelles profondes qui ne pourront se faire sans que nous acceptions de remettre en cause nos modes de production et de consommation. La mise en place d'une économie verte doit être le fondement de ce processus. Notre rôle de décideur politique est de faire en sorte que la technologie nécessaire qui existe déjà, soit mise au service de la réduction des gaz à effet de serre.

Le développement durable passe par une mondialisation des technologies vertes et des biens environnementaux.

Je réitère au nom de la Principauté l'ambition déclarée de devenir carbone neutre et notre détermination à réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2020 et de 60 % d'ici 2050.

Monsieur le Président,

Les mois qui viennent de s'écouler ont mis à rude épreuve l'économie mondiale. Si des signes de redressement commencent à apparaître nous devons toutefois tirer les leçons de cette sombre année. La mondialisation de l'économie et l'interdépendance qui en découle rendent indispensables la réforme du système monétaire et financier international.

Créé il y a maintenant dix ans, le G20 s'est réuni pour la première fois au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement en novembre dernier reconnaissant par là-même l'urgence des mesures à prendre pour sauver l'économie mondiale d'une catastrophe aggravée par la panique des marchés financiers.

Monaco reconnaît que ce Groupe qui représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et près de 90 % du produit mondial brut ait des responsabilités particulières vis-à-vis de l'ensemble de la communauté internationale.

Nous sommes confiants sur la capacité du G20 à préparer dès demain à Pittsburgh, les fondements d'une ère nouvelle englobant notamment la régulation financière, la rémunération des opérateurs de marchés, la gouvernance et les moyens alloués aux institutions financières internationales. De la capacité du G20 à fédérer l'ensemble des Etats émergera une légitimité nécessaire à la reprise de la croissance.

Mon Gouvernement s'emploie depuis plusieurs mois à remplir les obligations qu'il a souscrites de se conformer aux normes exigées par l'OCDE en vue d'améliorer la transparence et l'échange de renseignements bancaires et fiscaux. C'est pourquoi mon Gouvernement a déjà procédé à la signature de douze conventions bilatérales et a entrepris de conclure d'autres accords en la matière. Aujourd'hui Monaco a vu ses efforts reconnus par l'OCDE en figurant désormais sur sa « liste blanche ».

Mais ne nous y trompons pas : la crise de confiance engendrée par la débâcle financière rend plus que jamais nécessaire que les mesures prises au sein du G20 rassemblent sans discrimination l'ensemble des Etats membres. Une structure de consultation permettrait d'assurer ainsi la légitimité des décisions prises.

Nous devons tous ensemble reconstruire les bases solides d'un capitalisme à visage humain au bénéfice de la croissance et du développement social. Les circonstances nous donnent l'opportunité de créer une « économie verte » qui associe création d'emplois et transfert de nouvelles technologies permettant une relance durable.

Monsieur le Président,

Le rôle de l'Etat et l'expression de sa souveraineté doivent sans cesse s'adapter aux nouvelles réalités pour demeurer le garant de la sécurité et du bien-être social des populations. Notre Organisation n'échappe pas à cette évolution.

Si depuis son origine, l'Organisation des Nations Unies oeuvre au maintien de la paix et de la sécurité internationales grâce aux opérations menées sous sa bannière, elle joue aussi un rôle fédérateur éminent en matière de désarmement et de non-prolifération.

Les moyens matériels et humains des opérations de maintien de la paix ont atteint des seuils qui n'étaient pas envisageables il y a seulement une décennie. La nécessaire réflexion engagée tant au sein du Conseil de sécurité, que du Secrétariat et auprès des Etats membres est prioritaire et nous l'appuyons.

Tout aussi prioritaire est le renforcement de l'état de droit et des institutions démocratiques, garants de la souveraineté et de la coexistence pacifique entre Etats.

A cet égard, je tiens à réitérer le soutien de mon pays à la mise en oeuvre de la « responsabilité de protéger », symbole du renforcement du multilatéralisme au service des populations.

La responsabilité de protéger n'affecte pas l'exercice de la souveraineté responsable qui place l'individu au premier plan. Monaco continuera de travailler avec ses partenaires, c'est-à-dire tous et chacun d'entre vous, afin de mettre en oeuvre les meilleures pratiques en matière de protection, d'assistance internationale et de renforcement des capacités avec pour seul objectif de sauver des vies humaines.

La Principauté continuera également de répondre par la solidarité aux situations d'urgence humanitaire, en particulier au profit des femmes et des enfants dont la vulnérabilité n'est malheureusement plus à démontrer dans des circonstances de crises.

Monsieur le Président,

En 2010, nous célébrerons l'Année internationale du rapprochement des cultures et l'Année de la biodiversité. Ces thèmes symbolisent, en ce début de XXIème siècle l'harmonie que nous devons rechercher à la fois entre nos peuples dans l'acceptation de nos différences et entre l'espèce humaine et l'ensemble des espèces vivantes présentes sur la terre qu'il nous appartient de protéger et de sauver de la disparition.

Je peux vous assurer que mon pays persistera à s'engager sans relâche en faveur de processus susceptibles de construire et renforcer les liens entre nos sociétés afin de promouvoir le dialogue et l'entente culturelle et religieuse fondés sur un respect mutuel tels que l'Union pour la Méditerranée et l'Alliance des civilisations.

Je suis convaincu, Monsieur le Président, que votre grande expérience de l'ONU et votre rôle dans la création de l'Union africaine, constituent des atouts majeurs pour la réussite de votre délicate mission.

Je vous remercie.